Couleurs de chair tendre ou d’été
douceur de la soie au bout des doigts
voluptueuse offrande qui courbe les fronts
et nous emporte vertigineuse dans ton parfum suave
chancelante au vent, les pétales frémissants
rose joueuse et cruelle
je marche consentant à mon sacrifice
de l’amour à la mort.
Dans tes épines, la chair éprise est prise
et vainement cherche à se retirer
déchirures sanglantes qui répandent alentour tes pétales.
Déjà ?
Insaisissable rose
Toi qu’on nomme gage d’amour
Tu ne laisses que des épines
Mais il est vrai:
Quand on ne peut plus aimer,
On peut encore souffrir.