Cela devait arriver. Toutes ces bombes qu’on avait entassées depuis des dizaines d’années pour répondre à une agression d’un pays concurrent et cette tension qui s’était accrue dans les relations internationales où les nationalismes habilement encouragés à la faveur d’immigrations délibérement mal controlées s’étaient exacerbés, devaient bien finir par exploser. On soupçonna Netanyau le dirigeant semble-t-il unique d’Israel, d’avoir revendu en cachette des armes américaines à un pays d’Afrique afin de contraindre son allié américain étrangement complaisant, à continuer de soutenir son expansion dans le monde arabe. A moins que ce fut Erdogan, le dirigeant tout aussi autocrate de la Turquie qui aurait déclenché cette guerre afin de rallier le monde arabe derrière lui contre Israel. De toute façon, la rapidité avec laquelle des bombes furent lancées en réponse à celles qui avaient été lancées par le camp adverse fut telle qu’on ne put affirmer qui était l’agresseur. Blottis dans des abris atomiques à plus de 150 mètres sous terre, Trump et Putin, les dirigeants américain et russe contemplaient sur un écran, les paysages ravagés du pays adverse, tandis que retentissaient des fanfares militaires qui célébraient leur victoire sur le pays ennemi. C’était fait ! Ils étaient tous deux le maître d’un monde devenu trop petit pour qu’il en eut deux. Et qu’importe si la montagne de dollars qu’on ne savait plus où mettre ne servait plus à rien car il n’y avait plus rien à acheter et qu’importe si les immensités de territoires déserts reconquises par la Russie étaient pour des siècles contaminées par la radioactivité nucléaire, ils étaient chacun le maître du monde, persuadés chacun de son côté que l’autre prétendant à la puissance suprême n’avait pas survécu. C’est du moins ce que leur conseiller militaire, craignant une exécution immédiate, leur avait affirmé. Toute cette boucherie, toutes ces destructions auraient pu ainsi prendre fin et les rares survivants retirés dans des cavernes commençaient à espérer que la vie allait reprendre sur cette terre qui ressemblait maintenant aux autres planêtes recouvertes de sable de la galaxie….qui sait s’il ne leur était pas arrivé la même chose ? Mais voilà Trump et Putin, eurent tout deux l’envie d’aller survoler la planête terre et d’aller planter des drapeaux à la gloire de leur pays et par un hasard incroyable au même moment. Quant aux endroits où ils pouvaient aller, ils n’avaient guère le choix. La moitié de la planête était ravagée et l’autre moitié occupée par la Chine qui avait écrasé toute contestation possible. Il ne leur fut possible que de se rendre sur une île de l’ocean pacifique que les chinois semblaient pour une raison qu’on ignorait avoir négligé et qui possédait une piste d’atterissage. Les avions présidentiels américain et russe se retrouvèrent nez à nez. Quelle ne fut pas la stupéfaction de Trump et de Putin! Se ressaisissant le premier, Trump se prépara à faire une déclaration pour affirmer sa formidable victoire mais Putin qui savait ne pas pouvoir rivaliser avec l’éloquence emphatique de Trump, arracha le pistolet de son aide de camp et après avoir logé une balle dans la tête de son conseiller militaire, pointa son arme sur Trump qui se réfugia bien vite derrière le sien. Le conseiller militaire de Trump s’effondra à son tour tandis que ce dernier se réfugia dans son avion. Il y eut des échanges de coups de feu. Comprenant qu’il ne pourrait pas sortir vainqueur d’un duel avec un ancien colonel de l’armée russe, Trump essaya de parlementer. Si Putin acceptait de le laisser partir, il offrait une exemption de droits de douane à la Russie pour exporter son gaz sur la planête entière pendant cent ans. Pour toute réponse, une balle fit voler la casquette de serveur de Hamburger de Trump.
« puisque c’est comme ça « hurla Trump furieux « si tu ne me laisses pas partir « je te fixerai une augmentation de droits de douane de 300%. » Pour toute réponse, une nouvelle balle lui arracha un bout de son oreille. « Tu aurais pu viser l’autre » s’écria Trump « celle -ci en a déjà reçu une ! » Furieux Putin tira plusieurs coups de feu sur l’avion de Trump qui tuèrent le pilote puis son pistolet n’ayant plus de munitions, il s’élança vers l’avion de Trump. Ce dernier redoutait tout autant un corps à corps avec Putin dont on lui avait rapporté que jeune officier il s’était distingué en tuant à mains nues un autre jeune officier qui avait critiqué l’Urss. Mais dans sa rage Putin avait oublié qu’il n’avait plus la condition physique d’un jeune officier surentraîné, il glissa de la passerelle et s’effondra sur le sol en se tordant de douleur. C’est alors que surgit le Président chinois en personne accompagné de moines tibétains qui expliquèrent que la Chine avait eu beaucoup plus de mal que prévu pour imposer sa domination sur les peuples qui avaient réchappé du grand massacre russe et américain. . Grace aux réseaux sociaux le Dalai lama avait pris le pouvoir sur ce qui reste de l’humanité. Xi Jing Ping avait relu Confucius et compris que la seule domination qui comptait était la domination de ses propres instincts de domination. Aussi il avait renoncé à toute responsabilité politique et s’était réfugié dans le monastère tout proche où des moines tibétains lui avaient prédit la survenance d’un évènement qui allait lui permettre de mettre fin définitivement à toute guerre sur la planête. Xi Jing Ping plaça un pistolet entre Trump et Putin. Il en conserva un qu’il pointa sur les deux hommes. Xi Jing Ping leur dit que dans chaque pistolet, il n’y avait qu’une balle. Putin se traina péniblement juqu’au pistolet, le saisit, puis le pointa vers Trump puis vers Xi Jing Ping puis vers lui puis il le posa sur le sol et éclata en sanglots. Les moines s’approchèrent sans mot dire avec une civière et les enmènerent tous les trois.
Om Mani Padme Hum
ॐ मणि पद्मे हूँ