Dans l’éternité indifférente, un souffle dispersa l’infini
Une conscience naquit de l’union de la terre, de l’air, de l’eau et de la souffrance
L’homme se dressa vers la lumière, le soleil, les étoiles
La haut dans le ciel, un visage lui sourit
Il y avait dans ce visage tant d’amour et de bonté !
L’homme meurtri sur cette terre cruelle
se mit en marche pour rejoindre Dieu
mais plus il marchait et suppliait
Plus les étoiles s’éloignaient
Des galaxies apparurent
De plus en plus nombreuses
De plus en plus grandes
…..de plus en plus loin
en perpétuel mouvement
En vain il éleva des colonnes de pierre sur lesquelles on pouvait lire:
Maintenant, commencement et fin
En vain, l’homme s’humiliait devant l’être suprême
En vain, il implorait sa miséricorde
En vain il sacrifiait ses semblables
avec d’affreuses tortures.
Pour mériter Dieu
Etait-il besoin de tant souffrir ?
L’homme continua sa marche
au-delà d’un temps qui ne cesse de s’étendre
au-delà d’un espace qui ne cesse de grandir
en vain, il cherchait la parole de Dieu.
Pourquoi l’univers ne cessait-il pas de s’étendre ?
En vain, l’homme scrutait l’horizon qui toujours s’éloignait
C’est alors qu’il entendit chuchoter à son oreille
« je ne suis pas le créateur d’un monde achevé
Je suis l’univers en perpétuel devenir »
Et dans le cœur de l’homme naquit l’émerveillement
Car Dieu était là de toute éternité et l’accompagnait
dans un univers toujours changeant
Il n’y avait ni commencement, ni fin
L’homme acceptait de n’être homme qu’un court instant
Dieu avec un sourire bienveillant
le regardait venir en devenant