corps dépouillés aspirés vers le ciel dans l’espoir d’assouvir la soif d’un immense Azur,
corps aveuglés de lumière, les sens en folie, bouches gorgées des saveurs chaudes, odorantes, ruisselantes du jus des fruits murs,
vies débordantes des corps sous le soleil brûlant, étreintes frénétiques, joie bruyante, éclats de rire à la face des dieux implacables,
corps marchant au sacrifice avec exaltation dans le tonnerre des orages qui déchirent le ciel !
Toutes chaînes brisées
Espoir triomphant jouissance assouvie, la vie jusqu’à la mort. Tout achever, enfin !
bientôt les feuillages ardents de verdure se marbreront de rouge sanglant au- dessus des corps pantelants.
L’été est une tragédie et tous les émerveillements des matins, tous les soirs somptueux, tous les râles nocturnes, ne laisseront que des larmes au souvenir des parfums des fleurs coupées et des foins fauchés.